Jack et le haricot magique
Il était une fois une pauvre
veuve qui vivait avec son fils Jack. Un jour
qu’ils avaient très faim, la mère dit à son garçon
d’aller vendre leur vache
qui ne donnait plus de lait. S’en allant au marché,
Jack rencontra un
étrange personnage qui lui dit :
« Donne-moi ta vache et ces cinq haricots seront à
toi.
- Vous vous moquez de moi ! s’écria Jack. J’en veux au
moins dix pièces
d’argent !
- Ces haricots sont magiques. Si tu les plantes, en
une nuit ils pousseront
jusqu’au ciel.
- Jusqu’au ciel !» répéta Jack. A l’idée de posséder
une plante magique,
Jack accepta. De retour chez lui, sa mère se mit en
colère.
« Es-tu fou, mon fils ? Comment as-tu pu échanger
notre vache contre cinq
petits haricots ? C’est de l’argent qu’il nous fallait
et non des haricots ! »
Tout à sa colère, elle jeta les graines par la fenêtre
et envoya Jack se
coucher.
Le lendemain matin, Jack s’aperçut que, pendant la
nuit, une immense
plante avait pousser devant la fenêtre jusqu’à se
perdre dans les nuages. Il
se dit que ses haricots étaient vraiment magiques.
Sans hésiter, il commença
à escalader le haricot géant. De branche en branche,
de feuille en feuille, il
grimpa jusqu’au ciel. Tout en haut, il découvrit un
château qui semblait
flotter sur les nuages. Il s’en approcha et frappa à
la porte. Une très vieille
femme lui ouvrit. « Que fais-tu là ? lui
demanda-t-elle.
- Je me suis perdu et j’ai faim, dit Jack.
- Entre si tu veux, je te donnerai un peu de mon lait,
mais prends garde car
mon mari est un ogre très cruel. S’il arrive,
cache-toi bien vite ! »
Jack venait à peine de finir son bol qu'il entendit la
porte grincer et une
grosse voix s'écrier :
« Ça sent la chair fraîche ici ! »
Jack se précipita dans le four pour s'y cacher.
« Des enfants sont entrés dans mon château, continua
l'ogre.
- Non point, mon cher mari, vous croyez toujours
sentir des enfants. Tenez,
croquez plutôt ce bon gigot. »
L'ogre se tut et dévora son repas, avec appétit.
Comme il était très riche et très avare, il compta
ensuite ses pièces d'or.
Puis, se sentant fatigué, il finit par s'endormir.
Jack sortit doucement de sa
cachette, remplit une bourse de pièces et s'échappa.
Texte 3, Jack et le haricot magique (Hatier)
Jack venait à peine de finir son bol qu'il entendit la
porte grincer et une
grosse voix s'écrier :
« Ça sent la chair fraîche ici ! »
Jack se précipita dans le four pour s'y cacher.
« Des enfants sont entrés dans mon château, continua
l'ogre.
- Non point, mon cher mari, vous croyez toujours
sentir des enfants. Tenez,
croquez plutôt ce bon gigot. »
L'ogre se tut et dévora son repas, avec appétit.
Comme il était très riche et très avare, il compta
ensuite ses pièces d'or.
Puis, se sentant fatigué, il finit par s'endormir.
Jack sortit doucement de sa
cachette, remplit une bourse de pièces et s'échappa.
La veuve remercia le ciel de lui avoir donné un fils
si habile. Tous deux
vécurent des jours heureux grâce aux pièces d'or de
l'ogre. Au bout de
quelques mois, il n'y eut plus de pièces dans la
bourse. Jack décida de
retourner au château. De branche en branche, de
feuille en feuille, il grimpa
à nouveau jusqu'au sommet du haricot géant.
Cette fois-ci, il se faufila par une fenêtre ouverte
sans être vu et se
cacha encore dans le four. L’ogre arriva avec une
poule dans les bras. Il la
posa sur la table et tout se passa comme la première
fois. Alors que l’ogre
s’était assoupi, Jack vit que la poule pondait
desoeufs en or. Il sortit de sa
cachette et s’en empara. Mais la poule caqueta et
l’ogre se réveilla.
« Au voleur ! Au voleur ! » criait l’ogre, mais Jack
était rapide et il réussit à se
sauver.
Sa mère l'attendait au pied du haricot et lui dit :
« N'as-tu volé que cette pauvre poule à dix sous ?
- Attends un peu et tu ne seras pas déçue. »
Il posa la poule sur la table et celle-ci ne tarda pas
à pondre un bel oeuf tout
en or. La veuve remercia le ciel de lui avoir donné un
fils si habile. Tous deux
vécurent des jours heureux grâce à la poule et à ses
oeufs.
Pourtant, au fil des mois, Jack se sentait de plus en
plus triste. Rien ni
personne ne pouvait lui tirer un sourire. La visite
d'amis, la venue de
saltimbanques n'y faisaient rien. Jack s'ennuyait et
n'avait qu'une envie :
retourner, une fois encore, dans le château de l'ogre.
Jack escalada le
haricot géant. Cette fois-ci, il entra par la porte
qui était restée entrouverte
et se cacha dans un grand chaudron.
L'ogre arriva et tout se passa comme à l'habitude.
Pourtant, ce jour là,
l'ogre ne parvenait pas à trouver le sommeil. Il alla
chercher une harpe en or
qui jouait et chantait sans même la toucher. Au son de
la douce musique,
l'ogre s'endormit. Jack sortit de sa cachette sans
bruit et déroba la harpe qui
se mit à crier : « Maître, mon bon maître,
réveille-toi, voilà qu'on me vole. »
L’ogre poursuivit l'enfant mais Jack fut, une fois
encore, le plus rapide. Il se
précipita dans les branches du haricot géant et, de
feuille en feuille, arriva
jusqu'à terre. « Regarde ce que ai apporté » cria-t-il
à sa mère.
Soudain, un bruit énorme se fit entendre : l'ogre,
toujours à la poursuite
de Jack, descendait le long de la tige. Jack s'empara
d'une hache et
abattit le haricot géant. La plante s'écroula et
écrasa l'ogre dans sa chute.
Désormais, Jack ne pouvait plus escalader la tige mais
il avait eu si peur qu'il
n'en avait plus vraiment envie. Grâce aux oeufs d'or
et à la harpe, sa mère et
lui vécurent à jamais heureux.